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Parlons donc google-streetview-en-Allemagne
blablablagoogle streetview en Allemagne blablabla contestations blablabla refus global de LA POPULATION entière blabla personne en veut…
Ça fait des mois que ça gosse, qu’on entend parler du oh-mon-dieu-quel-scandale-google-streetview, les allemands qui veulent pas de Streetview parce qu’ils ont peur de je sais pas exactement quoi personne le dit, tout le monde reste poli et mentionne “la sensibilité des renseignements personnels” gnagna on a hâte d’arrêter d’en entendre parler.
Si on prend les chiffres publiés par La Presse aujourd’hui et en ne questionnant pas la justesse de l’information, 244 000 demandes de floutage ont été demandées, 244 000 foyers qui ont peur au point de faire la démarche pour ne pas apparaître sur streetview (faudrait expliquer à ces gens que la vue satellite de google donne déjà une bonne impression de la grosseur de leur maison, une grosse cabane, c’est toujours mieux à cambrioler, et quand on voit que le toit a été refait dernièrement, ça donne un indicatif encore plusse grand que ça vaut le coup).
Donc, 244 000 foyers. Mettons, mettons que on compte 4 personnes par foyer. Et je sais que mon évaluation est à la hausse, ça doit être en genre de 3.1 en réalité. Sur une population de 83 millions, on aurait donc, à quatre personnes par foyer, plus 20 millions de foyers.
Je pousse le bouchon mathématique un peu plus loin et je calcule le pourcentage de floutage et j’obtiens, à moins de m’être gourrée dans le nombre de zéros parce que c’est compliqué: 1,2%
TOUT LE MONDE RÉSISTE, c’est clair.
Troublant. Très, très troublant.
Je lève haut mon chapeau aux enseignants et professionnels qui côtoient chaque jours des enfants et des grands ados dont les bases de l’éducation à la maison peut faire défaut.
Mais quand ça passe au niveau supérieur – les problèmes, pas les études – quelles ressources professionnelles et personnelles sont disponibles pour soutenir les enseignants?
Témoignage qui fait mal à la société et aussi beaucoup au système d’éducation ici.
Chez le docteur – ajout
Mon laptop est chez le docteur. Comme celui-ci ne possède pas une belle police d’assurance privée (je parle du laptop, j’ai aucune idée de la situation d’assurance médicale de son docteur), il y a un risque que ce soit plutôt catastrophique et très coûteux.
Hier après-midi, la bouteille d’eau qui a servi à délicatement humecter un papier absorbant afin de nettoyer ma souris et mon clavier de la couche de poussière-post-sablage-de-ciment qui s’accumule quotidiennement sur lesdits appareils, est malencontreusement demeurée débouchée, suite à un départ précipité de mon poste de travail pour aller admirer la belle céramique fraîchement appliqué dans la salle de lavage.
Erreur. Au retour, avec objet X dans les mains devant être déposé sur ma table de travail fort encombrée, encore une fois en conséquence des rénos qui obligent à tout conserver dans une minuscule pièce – celle où Népoux et moi travaillons – j’ai bien sûr de manière toute loi-de-murphy-enne accroché de mon délicat avant-bras la fameuse bouteille débouchée, dont le contenu s’est déversé exactement au centre de la table, soit au dessus du clavier de mon laptop qui, étrangement, y était justement déposé.
À la vitesse de l’éclair, j’y ai appliqué du papier absorbant, ai sauvegardé les fichiers qui étaient bien sûr dus pour le jour même, pour ensuite éteindre l’appareil et lui mettre la tête en bas dans l’espoir que la loi de la gravité fasse son proverbial effet. Le tout en quelques secondes, ou quelques dizaines de secondes.
Ensuite – vive monsieur l’ami revendeur officiel de produits Apple, nous sommes partis vers son bureau (Népoux au volant, moi tenant toujours le laptop ouvert la tête en bas, pour le laisser chez monsieur ami-docteur-de-macbook. À première vue, pas de dommage, et mon disque dur n’a pas été touché. Ami-docteur l’a gentiment installé dans un autre portable que je peux utiliser en attendant (quel stress d’ailleurs, l’appareil est neuf et il désire pouvoir le revendre par la suite (je présume à rabais, tout de même), j’ai pas le droit de faire de gaffe).
Faudra attendre quelques jours que ça sèche avant d’oser le redémarrer et ainsi connaître l’ampleur des dégâts. Peut-être de dommage n’y aura-t-il pas. croisons nos doigts (ou pour les allemands, tenons nos pouces) afin que ce soit le cas.
Le pire? Y a fallu que ça se produise la seule et unique journée où le chiiiiien n’était pas au bureau. Même pas la possibilité de lui jeter le blâme. Quel dommage, j’aurais adoré.
AJOUT: … et j’ai fait du ménage…
Ggggrrr
Je sens que le processus de renouvellement de mon passeport ne sera pas simple. Je sais aussi que cela sera coûteux.
Y a rien à faire, c’est comme ça, soit.
Le tout étant déjà assez lourd, il me semble que j’aurais pu m’aider grandement en ne perdant pas les deux copies de mon certificat de naissance que je sais avoir quelque part dans la maison? En réalité ce n’est pas perdu pour vrai, mais seulement temporairement non-localisable. Ils sont ici. Mais ça ne change rien du tout au résultat: j’en ai besoin et je ne les ai pas.
Grande, grande championne.
J'ai reçu l'Illumination
Je suis aller souper avec une connaissance, ami du Népoux, qui m’a balancé une chaudière de recettes miracles toutes faites pour finalement peut-être arriver à enfiler plus de 4 mots consécutifs en allemand.
Sans blague, après plus d’un an et demi, il m’a donné LA solution. Une chance, non mais vraiment, une chance que j’ai fait sa connaissance, j’y aurais jamais pensé toute seule.
“Faut que tu arrêtes de parler en anglais à la maison! J’te l’dis, si tu parles en allemand avec ton Népoux, tu vas apprendre!!!”
Nnnnnnooon. C’est vrai? Remarquez que tout le monde se permet de me donner des conseils, toujours les mêmes, et correspondant exactement à ce que je sais, bien sûr, déjà. Mais comme les gens de mon entourage sont tous généralement des types “gentils”, c’est à dire qui n’expriment pas d’opinion qui puisse choquer, qui ne sont jamais en désaccord pour justement ne risquer de froisser personne, des gens très émotifs à qui il faut faire attention (grrr), généralement je réussis à retenir ma langue et à ne pas les assomer de mes commentaires sarcastiques en réponse à leur soi-disant conseils bien intentionnés (et non, y a pas juste l’intention qui compte). Or, avec l’ami du népoux en question, qui semble avoir beaucoup plus de caractère, je ne me suis pas retenue:
Oui, je suis pareseuse, je ne suis pas motivée à apprendre, je n’en fais pas une priorité car des priorités j’en ai quarante-douze autres, et tu sais quoi mon grand, c’est MON problème.
Douleur à mon orgueil
Je sais pertinemment que je n’ai pas une bonne évaluation des dimensions de l’immense véhicule de mon Népoux.
Je sais pertinnement que la visibilité des obstacles environnants, dans l’immense véhicule de mon Népoux, est très limitée.
Pourquoi ai-je tenté, en marche arrière, de prendre la place de stationnement la plus difficile de la rue? Celle où il faut délicatement passer à quelques centimètres du lampadaire?
Selon vous, le lampadaire a-t-il eu la gentillesse de se déplacer?
Beau dégât. Un phare totalement brisé, de la tôle pas mal égratignée, un bloc-réflecteur arraché. Il s’agit d’une voiture de location que nous devons rendre sous peu en parfait état.
Déjà que je n’étais évidemment pas très fière de moi, j’ai choisi pour exécuter ma stupide manoeuvre le moment où au moins mille voisins bavardaient au coin opposé de l’intersection.
Seul aspect positif de ma bêtise: j’ai choisi un obstacle non destructible. Ledit obstacle n’en a pour sa part pas souffert.
Joint au téléphone, mon népoux n’a pas trop mal réagi, mais m’a tout de même suggéré, durant son séjour à l’extérieur, de ne conduire que notre vieille petite voiture sans radio plutôt que le luxueux mastodonte.
Bien fait pour moi.
Débilitée signée SAAQ, ça continue!
Vaut mieux en rire qu’en pleurer.
Début de l’histoire ici, et ici.
Alors, mamaman a reçu le formulaire DÛMENT rempli, sans rature. J’ai bien fait mes devoirs.
Mamaman est allée à la SAAQ pour la seconde fois, suite aux nombreux appels téléphoniques que j’ai faits. Cette fois, j’étais certaine que tout y était. Mais NON!
Pour pouvoir procéder au transfert du véhicule, il fallait mon numéro d’assurance sociale (ça aurait pu m’être dit au téléphone, non?), plus de précisions sur mes coordonnées (on ne s’attend pas à ce que mamaman connaisse par coeur mon numéro de tel d’ici… car il y a une solution qui s’appelle skype, mais bon ça va, je comprends leur point de vue), il fallait indiquer le montant du solde du prêt-auto, mais attention, sans les intérêts, capital seulement. On se doute que comme ça, sur le coup de l’inspiration, mamaman ne savait pas. Naturellement.
Comment, comment un tel nombre de démarches informatives peut-il aboutir un en tel désastre d’organisaiton? Comme se fait-il que lors de mes différents appels (trois dont je me souviens de manière certaine), à ma question: comment faut-il procéder pour donner un véhicule à un membre de sa famille par procuration, personne n’aie mentionné de ne pas oublier de connaître mon numéro d’assurance sociale (vos mères connaissent-elles vos NAS?), le solde de mon prêt?
Est-ce que cela va de soi et ce n’est que moi qui ne voit pas l’évidence de la chose?
Débilitée signée SAAQ, la suite
Ben non mais là. Ah non mais j’ai vraiment pas vu plus loin que le bout de mon nez. Bravo, CHAM-PIONNE.
Début de l’histoire ici.
Ce qui est génial avec les organismes gouvernementaux, c’est que selon le préposé aux informations à qui l’on parle, l’on obtient des renseignements différents. J’ai ainsi su que le représentant faisant les démarches en mon nom peut montrer ma carte d’assurance-maladie (que j’ai encore!) plutôt que le passeport ou le permis de conduire (que je n’ai plus). Youppi, solution!
Alors avec zèle, je me suis empressée de trouver mon certificat de naissance, ma carte d’assurance-maladie, et de remplir le formulaire de procuration. Sur ledit formulaire, on inscrit les coordonnées de toutes les personnes impliquées, la transaction précise pour laquelle on autorise une autre personne à nous représenter, la date, ainsi que la date à laquelle la procuration n’est plus valide.
La date était en janvier. En date d’expiration, j’ai inscrit la fin du mois de mai… mais par automatisme, j’ai inscrit 2009. Pas malin, donc j’ai raturé et inscrit 2010.
J’ai posté le tout à mamaman, qui est allée à la SAAQ, pour se voir refuser la transaction à cause de la rature. Oui, je comprends que la SAAQ doit se protéger des fraudes et des vols. Oui, je comprends tout ça. Mais si la date d’entrée en vigueur est en janvier 2010, que l’expiration est en mai et que la transaction se fait en février, quelle peut bien être l’année inscrite sous la rature, faisant objet de tant de suspicion, qui ferait que la transaction ne serait pas valide? Aucune… 2009 n’aurait pas de sens, 2011 – on s’en fiche.
Je me suis fait prendre comme une dé-bu-tan-te. J’ai pourtant maintenant une belle expérience avec les emmerdes para-gouvernementales, j’ai été d’une naïveté aberrante.
Alors on recommence.
Témoignages
Avez-vous déjà remarqué, autant dans les médias imprimés que télévisés, que chaque drame impliquant violence s’accompagne de témoignages inutiles de voisins et passants?
Ça m’énerve.
Si une famille est victime d’un meurtre, si un incendie détruit un édifice, est-il nécessaire de rapporter les propos du quatrième voisin qui dit : “J’habite ici depuis 5 ans et je ne les connais pas, mais ils semblent donc unis” ? “Ah oui je me balade souvent dans le coin, je suis troublée car je n’y ai jamais entendu de fusillade dans le passé“. Nooooooon, pas vrai, que c’est étonnant. “La dame ne sortait pas souvent, mais elle semblait sereine lorsqu’elle lisait sur son balcon“.
Non mais est-ce que c’est moi ou bien c’est vraiment débile, non pertinent et surtout, surtout pas un fait de l’actualité?
Si une nouvelle se résume en quatre lignes, ou en 25 secondes parce qu’aucun détail n’est connu, qu’y a-t-il de mal à se limiter à ces quatre lignes ou 25 secondes? Me semble que quand on n’a rien à dire, on se tait, non?
Ah ça m’énerve, les passants qui commentent pour obtenir leur petit moment de gloire à dire n’importe quoi alors qu’ils n’ont rien à dire, pour le seul et unique fait de pouvoir dire “chu à la tévé”. On pourrait toutefois dire que youtube, ou encore mon propre blogue, est aussi un ramassis de n’importe quoi pas réellement plus pertinent. Effectivement, le fait que ça m’énerve est-il d’intérêt public? Pas du tout.
La différence: les médias n’en parlent pas.
Et c’est très bien ainsi.
À en mordre mes petits doigts
Non, je ne vous annonce pas par la présente que je ronge frénétiquement mes ongles.
Plutôt que je m’en veux beaucoup d’avoir habité de nombreuses régions du Québec, mais de n’avoir jamais pris de photos. Montréal, Québec, la Montérégie d’un bout à l’autre, les basses Laurentides. J’avais chaque fois accès aux régions voisines en plus: la Beauce, la rive-Nord de Montréal/Lanaudière, les Cantons de l’Est, Charlevoix… mais non, étant donné que j’étais chaque fois “une locale”, je n’ai jamais pris de photos de mon environnement.
En considérant que je travaille sur des projets de nature touristique maintenant, me croyez-vous si je vous dis que je ne suis pas fière de moi?
Et vous? Peu importe où vous habitez, regardez-vous parfois votre environnement avec les yeux d’un touriste?
