Posts filed under ‘Pareil pas pareil’

Les Goth

Je serai absente quelques jours (parfum de vacances).

Je vous laisse ces quelques images de cathédrales de style gothique accumulées au fil des petits voyages. Il en manque sûrement, mais j’ai pas trouvé les autres. Lecteurs québécois, peut-être que vous ne comprendrez pas que ça devient éventuellement très redondant, du type “ouais bon ok on pourrait aller voir une autre cathédrale gothique pour faire changement”. C’est le volet triste de vivre en Europe: on s’habitue à la beauté architecturale.

décembre 19, 2010 at 11:08 Laisser un commentaire

Déprime saisonnière

J’ai toujours pensé que la déprime saisonnière (dûe à une carence en rayons ensoleillés) était typique du mois de novembre. D’ailleurs, je sais depuis que je vis ici que je suis définitivement sensible à ce fléau. Eh bien à Munich, on peut en être affecté au mois d’août aussi, oui oui.

Je sais qu’il a fait chaud et relativement beau durant quelques semaines durant mon absence. Donc je ne peux pas conclure en toute bonne foi que l’été tel que je le connais n’existe pas à Munich. Par contre, si on rate les trois ou quatre semaines de beau temps au mois de juillet, c’est moche de penser qu’il faudra attendre un an avant que ça ne revienne.

Hier soir j’ai porté mon manteau d’hiver (on parle d’un manteau d’hiver munichois, pas un manteau d’hiver québécois) pour aller prendre une marche. Depuis mon retour, on a eu des maximums de… 15 degrés? De la pluie tous les jours…

Mais je ne perds pas espoir, il fait beau et presque chaud aujourd’hui, joie dans mon coeur! Espérons que ça dure plus que trois heures!

août 9, 2010 at 09:51 Laisser un commentaire

Les couleurs du foot

… sont plus jolies qu’au hockey. Les habits, et la surface de jeu aussi, c’est beau, le vert. Avec un arbre ou deux au milieu, on se croirait au milieu du Englischer Garten.
Retour sur les habits: ça ne s’applique pas aux gardiens, par contre.

juin 16, 2010 at 21:52 Laisser un commentaire

Grand Frère!

Big Brother est parmi nous! Ou du moins, en version light.

Il y a quelques semaines, une nouvelle loi a été implantée stipulant que tout propriétaire d’un réseau sans fil doit le protéger par un mot de passe. Oui, ça semble évident, mais d’en faire une loi, je trouve ça un peu excessif. L’individu qui ne protège pas son réseau sans fil, et qui serait par la suite victime d’une fraude, par exemple si quelqu’un utilise la connexion à des fins machiavéliques, serait tenu responsable. Je me demande quelles seront les charges en justice lorsqu’un tel cas se présentera.

J’ai aussi appris que légalement, tout site web allemand  se doit de contenir des informations de contact: nom du responsable, adresse complète, numéro de téléphone. L’anonymat du blogueur est illégal (oups…). Ceci dans le but de pouvoir traduire en justice l’émetteur de matériel offensant, par exemple. Si je comprends d’une part l’objectif de telles mesures, et si j’en comprends les fondements historiques datant d’il y a quelques décennies, je crois néanmoins que la “protection” du citoyen par l’État n’a que pour effet d’infantiliser ledit citoyen en ne lui permettant pas d’utiliser son esprit d’analyse ni même son gros bon sens afin de ne pas consommer de bullshit virtuelle. Pour les familles qui veulent protéger leurs enfants dont justement, l’esprit d’analyse n’est pas encore à maturité, il existe les contrôles parentaux. Mais pour l’adulte, je n’arrive pas à être d’accord avec l’idée que la liberté totale d’expression du web (qui a du bon, et du très mauvais aussi bien sûr) ne soit régi par un contrôle parental à échelle étatique.

juin 11, 2010 at 09:23 2 commentaires

Ma voix et celles de l'Eurovision

Un post sur l’Eurovision, quelle surprise. L’allemagne et Lena ont gagné hier soir. Devrait-on plutôt dire que Stefan Raab a gagné hier soir? Vu le succès de tous les différents projets que cet homme transforme en or, une chose est certaine, s’il m’approchait pour réaliser un projet X je n’hésiterais aucunement. Ne reste plus qu’à l’Allemagne à gagner la Coupe du monde et ce sera une belle année victorieuse. Dommage que jusqu’à maintenant, personne ne semble faire le lien entre les succès allemands de cette année et ma présence au pays. Mais comme je suis d’une modestie exemplaire, je ne m’en formalise pas.

Je n’ai pas du tout suivi l’Eurovision, principalement parce que c’est une célébration de la pop qui ne m’intéresse pas trop outre le fait que l’Allemagne a gagné yééééé, mais surtout parce que la chanson de la jolie Lena est bien sûr accrocheuse, mais sans être suffisante pour s’imprégner suffisamment dans mon cerveau et me débarrasser de “Puff, the maaagic draaaaaagon” que j’ai dans la tête depuis deux semaines.

J’ai toutefois regardé la fin du truc hier soir, vu la consécration de la jolie Lena de même que les festivités se déroulant à Hamburg présentées à la télé. Et bingo, j’ai observé live un phénomène que j’avais remarqué en moi-même depuis longtemps. Chez les femmes – c’est moins apparent chez les hommes – la hauteur de la voix change significativement en fonction de la langue parlée. Pour moi: le français va chercher plus grave, l’allemand beaucoup plus haut perché, et l’anglais se situe quelque part entre les deux. J’ai remarqué la même chose hier soir: les chanteuses s’exprimant en allemand en entrevue avaient pratiquement toutes cette petite voix très claire et aigue que j’ai si souvent remarqué chez la majorité des allemandes, mais dès qu’elles passent à l’anglais, ça devient plus grave. Comme pour moi, ha!! Ça doit donc être vrai.

Mais ce qui me laisse perplexe, c’est pourquoi. Je comprends bien sûr que différentes langues nécessitent la production de différents sons, et ainsi peuvent modifier la hauteur de la voix. Mais entre l’allemand et le français, y a pas grand différence dans les sonorités. Il y a le ou, le u, le r est plus semblable au français qu’à l’anglais, le ch existe, le gu, le é (mais pas le e), le a le è. Les nasales n’existent pas, le j non plys (c’est un y), mais autrement c’est à peu près tout. Une fois qu’on réussit à prononcer le ch allemand, avec un peu de pratique bien sûr car les premières fois, ça arrache, ça fait mal, on peut s’en sortir avec un accent très léger relativement facilement. Donc, pourquoi d’un côté les hautes, mais de l’autre les basses, alors que les sons sont forts semblables?

À moins que ce ne soit que dans mon imagination? Quelqu’un d’autre a remarqué que les allemandes ont très souvent la voix haut perchée?

mai 30, 2010 at 10:37 Laisser un commentaire

Le monsieur qui promène son oie

L’oie du centre-ville de Munich.

Le monsieur la promène, la laisse fouiner dans les sacs des curieux. Elle est bien dodue, relativement sympathique, et ne s’éloigne pas trop de son maître, celui-ci était environ à 50m quand j’ai croisée l’oie hier. On peut bien sûr faire un don dans le chapeau du monsieur, bien en vue sur le sol.

J’ai vu le duo à quelques reprises, mais c’est toujours surprenant de rencontrer une oie qui se balade dans la zone piétonne. La photo n’est pas excellente mais c’est la seule que j’ai pu prendre. Le monsieur est très protecteur de son oie et ne laisse pas les gens la prendre en photo – sauf peut-être ceux qui ont contribué à alourdir le chapeau.

Notez à l’arrière-plan l’édifice dont la façade est en rénovation. Plutôt que de mettre en évidence les échafauds qui couvrent la façade, une toile illustrant le résultat final est déployée par-dessus les structures de métal, cachant le bordel de construction des yeux des touristes.

janvier 21, 2010 at 11:52 Laisser un commentaire

Red Bull Crashed Ice, Munich 2010

La finale du Red Bull Crashed Ice de Munich se déroulait hier, nous y sommes allés.

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une course à obstacles en patins, en pente descendante, opposant à chaque ronde quatre participants complètement cinglés. Comme un skiercross mais en patins à glace. C’est la deuxième fois que j’allais à l’événement, la première fois était à Québec en 2007. C’était la première fois que Munich était hôte de l’événement.

Il y avait une foule monstre. Plusieurs dizaines de milliers de personnes. La piste était construite au parc olympique, donc en aire ouverte, permettant de voir la course pratiquement du début à la fin. Alors qu’à Québec, puisque le parcours est situé en pleine vieille ville, la visibilité est beaucoup moins bonne, même si c’est plus joli avec le château Frontenac en arrière plan.

Par contre, la foule présente était… de glace. Pas d’ambiance du tout. Une foule allemande, outre au jour de l’an et lors d’Oktoberfest, eh que c’est donc poli, civilisé et réservé.

janvier 17, 2010 at 11:08 Laisser un commentaire

Écureuil version lapin

L’écureuil local (continental?) a des oreilles de lapin. Me font trop rigoler avec leurs oreilles poilues.

Le premier, un des spécimens qui peuple le jardin, le second, version nord-américaine pour faciliter la comparaison de l’oreille.

janvier 15, 2010 at 12:11 Laisser un commentaire

Appelez-moi Madame – crise identitaire

(Afin de préserver son anonymat, votre blogueuse utilise ci-dessous un nom fictif).

Lorsque vous vous présentez à un rendez-vous, que ce soit pour le travail, chez le médecin ou le dentiste, comment vous présentez-vous à la réception?

Pour ma part, généralement par mon prénom, et mon nom. Par exemple: “Bonjour, je m’appelle Linda Germain, j’ai rendez-vous à 10h30 avec Madame Gervais”. Ainsi, la formule de politesse “madame” est utilisée en référence à la personne rencontrée.

Ici, pays où la politesse est parfois selon moi quelque peu excessive (voir ce précédent billet), l’on fait référence à soi-même de façon tout aussi polie. Ainsi: “Bonjour, je suis madame Germain, je viens rencontrer Madame Gervais”.

Pour ma part, bien que le titre mademoiselle n’existe plus en raison de son côté discriminatoire face à sa signification d’origine relevant du statut social mariée/célibataire (même si selon moi, ne pas être mariée ne constitue vraiment, mais vraiment pas un quelconque échec), je le préférais amplement à madame. Madame, c’est matante Thérèse. Pas moi. Et quitte à ne pas respecter les normes sociales de politesse, je vais continuer à me présenter à l’aide de mon prénom et mon nom.

Même chose lorsque des amis s’envoient des cartes de Noël. Des amis, pas des étrangers.

J’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi la “politesse” écrase ici les orteils de l’identité.

janvier 13, 2010 at 15:17 Laisser un commentaire

Droit divin de l'employé paresseux

Le système légal allemand protège les employés de manière scandaleuse.

Il est quasi impossible de mettre à pied un employé à moins de ne pouvoir prouver que celui-ci a fraudé. Donc un employé qui végète ne peut pas être congédié sans que l’employeur ne reçoive par la suite une poursuite en court dudit employé. Ce processus ici est normal et répandu. Et bien que ce ne soit évidemment écrit nulle part ainsi, ça donne l’impression que l’employeur est considéré coupable jusqu’à ce qu’il prouve son innocence, plutôt que l’inverse.

Un ami ici a même raconté avoir ouvertement dit à ses patrons à la maison-mère américaine “chiâlez tant que vous voulez, j’ai un contrat d’embauche allemand, vous ne pouvez même pas me congédier sans que ça ne vous coûte une fortune”. Et c’est là la mentalité la plus courante. Ainsi, une compagnie qui par exemple met à pied 1000 employés pour manque de travail s’attendra probablement à recevoir 900 poursuites – qu’elle perdra.

J’ai toujours été plutôt du côté de David que de celui de Goliath, mais dans le cas présent, non. S’il faut protéger l’individu, il faut aussi s’assurer que le procès permette à l’employeur de se justifier. Or ce n’est pas le cas ici tant que ça. Le résultat? Ça encourage la paresse professionnelle. Et ça empêche des gens compétents et motivés d’obtenir des emplois.

De la même façon, lorsqu’un employé quitte l’entreprise, l’employeur DOIT émettre une lettre de recommandation positive, même si l’employé a, prenons un cas extrême, fraudé. Si l’ex-employeur n’est pas assez positif: hop, poursuite, sous prétexte que la lettre nuit au processus de recherche d’un nouvel emploi. C’est un cercle vicieux qui donnent toutes les chances à l’employé, et aucune à l’employeur.

Comment faire pour éviter les abus des grandes entreprises sans toutefois serrer la corde autour du cou des PME qui risquent une faillite en se départissant d’un employé?

janvier 7, 2010 at 14:08 Laisser un commentaire

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